Sud-Kivu : Une femme assassinée par balles à Sebele, la société civile dénonce des meurtres ciblés récurrents

Une nouvelle vague d’indignation secoue le territoire de Fizi, au Sud-Kivu, après l’assassinat par balles d’une femme dans la nuit du dimanche 22 au lundi 23 juin 2025. Le drame s’est produit dans le village de Sebele, situé dans le groupement des Babungwe Sud, en secteur de Ngandja, où les violences ciblées contre les femmes semblent devenir une constante inquiétante.

Selon des sources locales concordantes, la victime, identifiée sous le nom de Mapendo Tuliza, a été attaquée à son domicile aux environs de 21 heures par des hommes armés
non identifiés. Elle a été tuée sur le champ sans que les assaillants ne dérobent quoi que ce soit, renforçant l’hypothèse d’un assassinat ciblé.

Monsieur Enyambwe Assa Mkumu, président de la Société civile des compatriotes congolais (SOCICO-RDC), noyau de Sebele, qui a confirmé l’information, parle d’un acte « ignoble » perpétré en toute impunité :

« Nous venons d’enregistrer un autre cas d’assassinat par balle d’une femme. Les auteurs n’ont rien emporté. Leur seul but était d’ôter la vie à cette pauvre femme », a-t-il déclaré à Sautiyawahamiaji.net.

La société civile des compatriotes Congolais SOCICO-RDC noyau de Sebele tire la sonnette d’alarme et appelle les autorités à un renforcement des dispositifs sécuritaires dans cette zone où l’insécurité persiste malgré la présence signalée des forces de sécurité, dont les éléments Wazalendo et la police nationale.

« Il est inadmissible que ces crimes continuent alors que des services de sécurité sont sur place. La protection des civils doit redevenir une priorité. »

Jusqu’à présent, les auteurs de cet acte restent introuvables, bien que des enquêtes soient annoncées. La société civile craint toutefois que, comme dans plusieurs cas précédents, ce dossier ne finisse classé sans suite.

Cet énième meurtre s’inscrit dans une longue série de violences inexpliquées visant principalement des femmes dans l’espace Baraka-Fizi, où les victimes se comptent par dizaines ces dernières années.

La Rédaction

Spread the love

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

×