Fizi–Uvira : Nouvelle flambée d’insécurité, le MCMR alerte sur une « dérive incontrôlée » des groupes armés

Le Mouvement Citoyen Machozi Ya Raiya (MCMR-RDC) tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme après une série d’incidents sécuritaires graves enregistrés les vendredi 21 et samedi 22 novembre dans les territoires de Fizi et d’Uvira.

Le rapport de monitoring du mouvement citoyen met en évidence une dégradation inquiétante de la situation, marquée par des assassinats, des affrontements internes entre groupes armés Wazalendo et une psychose grandissante au sein des populations.

Dans la ville de Baraka, quartier Mushimbake, une femme âgée d’environ 60 ans a été tuée par balle dans la nuit de samedi à dimanche.

Les circonstances du meurtre, tout comme l’identité des auteurs, restent pour l’instant inconnues.

La coordination urbaine du MCMR à Baraka dénonce « une série noire d’assassinats visant des personnes du troisième âge » et appelle les autorités à stopper cette spirale d’insécurité.

À Ake, dans le groupement Babungwe Nord, des coups de feu ont retenti vendredi vers 13 heures, plongeant complètement la localité dans la paralysie.

Selon le MCMR, un commandant Wazalendo nommé Mukepenya aurait tiré à bout portant sur deux personnes.

Bilan provisoire :

Deux blessés graves, dont :

un homme touché à la cuisse,

Sélemani Kabendja, 26 ans, finaliste de l’Institut Farandja, blessé à la main et transféré au centre de santé d’Ake.

Le coordonnateur territorial du MCMR-RDC, Angani Sangalilo, déplore une « situation intenable » et une population terrorisée par ceux qui prétendent la protéger.

À Sange dans la plaine de la Ruzizi, deux factions Wazalendo se sont violemment affrontées.

Bilan :

Deux combattants Wazalendo tués,

Tensions accrues entre Wazalendo et FARDC, qui cohabitent dans le secteur.

Le coordonnateur territorial du MCMR-Uvira, Musafiri Kiraba Alfax, condamne ces affrontements récurrents et exhorte les autorités militaires à « reprendre le contrôle pour protéger la population et ses biens ».

Le rapport du MCMR met en exergue plusieurs tendances préoccupantes :

Meurtres et règlements de comptes non élucidés se multiplient, mettant les civils en première ligne.

Considérés comme supplétifs des FARDC, certains éléments sont désormais cités comme auteurs directs de violences graves, soulevant des questions sur leur discipline, leur encadrement et leur loyauté.

Villages désertés, activités paralysées, populations traumatisées : la région vit au rythme de la peur.

Le MCMR appelle à une réorganisation urgente des forces de sécurité et à une protection renforcée des civils, particulièrement dans les zones sous influence des groupes armés.

À travers ce rapport, le Mouvement Citoyen Machozi Ya Raiya met en garde contre une dégradation continue et désormais « incontrôlée » de la sécurité dans les territoires de Fizi et d’Uvira.

Il appelle les autorités provinciales et nationales à agir sans délai pour restaurer l’ordre, discipliner les groupes armés associés et protéger les habitants pris en otage par cette instabilité chronique.

La Rédaction

Spread the love

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

×