Baraka : la mairie interdit l’accostage des embarcations en provenance d’Uvira pour raisons sécuritaires

Les autorités urbaines de Baraka ont décidé d’interdire, jusqu’à nouvel ordre, l’accostage de toutes les embarcations en provenance de la ville d’Uvira au port de Mshimbakye ainsi que sur l’ensemble des plages de la ville de Baraka. La mesure a été annoncée dans un communiqué officiel publié le 9 janvier 2026 par la mairie de Baraka, à l’issue d’une réunion du Conseil urbain de sécurité élargi.

Selon le document signé par la maire de Baraka et présidente du Conseil urbain de sécurité, Madame Marie Mukandja Soise, cette décision fait suite à une réunion tenue le 8 janvier 2026 avec les membres de Wazalendo, dans un contexte marqué par une situation sécuritaire jugée préoccupante dans la région.

« Il a été décidé de mettre en œuvre une mesure de sécurité urgente visant à renforcer la protection de la ville contre tout risque potentiel », précise le communiqué officiel.

Une mesure face aux risques d’infiltration

Les autorités expliquent que cette interdiction vise à prévenir les risques liés aux mouvements suspects et à l’infiltration par les voies lacustres, dans un environnement régional qualifié de volatil. Désormais, aucun bateau en provenance d’Uvira ne peut accoster ni au port de Mshimbakye ni sur les plages de Baraka, et cette mesure s’applique également aux embarcations souhaitant se diriger vers cette zone.

La mairie souligne que cette décision s’inscrit dans une stratégie globale de prévention afin d’éviter toute menace contre la sécurité des habitants et des infrastructures de la ville.

Forces de sécurité mobilisées

Pour garantir l’application stricte de cette mesure, les autorités urbaines travailleront en étroite collaboration avec les forces de sécurité. La population est également appelée à jouer un rôle actif dans la protection de la ville.

« Les citoyens sont appelés à faire preuve de vigilance et à signaler toute activité suspecte aux autorités compétentes », insiste la mairie dans son communiqué.

Des alternatives pour les échanges commerciaux

Afin de limiter l’impact de cette décision sur les activités économiques et maritimes, les autorités de Baraka indiquent que les échanges commerciaux et les déplacements peuvent se faire via d’autres destinations autorisées, notamment la République du Burundi, la Tanzanie et la province voisine du Tanganyika.

Cette mesure, bien que contraignante pour certains opérateurs économiques et voyageurs, est présentée comme une réponse nécessaire à la situation sécuritaire actuelle dans la région du Sud-Kivu, où les menaces transfrontalières et les mouvements armés restent une préoccupation majeure.

Les autorités n’ont pas encore précisé la durée de cette interdiction, qui restera en vigueur jusqu’à nouvel ordre, en fonction de l’évolution de la situation sécuritaire.

La rédaction

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