Fizi : Dominique Asakya consterné par les inondations meurtrières à Asaba, plus de 100 disparus

Le coordonnateur territorial adjoint en charge des activités de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) à Fizi, Monsieur Dominique Asakya, s’est dit profondément choqué et préoccupé par les dégâts humains et matériels considérables causés par les pluies diluviennes qui se sont abattues sur le village d’Asaba, dans le groupement de Babungwe Sud, secteur de Ngandja, en territoire de Fizi.

Dans une interview accordée à sautiyawahamiaji.net ce samedi soir, M. Asakya a exprimé son désarroi face aux conséquences dramatiques des inondations survenues dans la nuit du jeudi 8 au vendredi 9 mai 2025.

Selon ses déclarations, plus de 114 personnes sont portées disparues, dont seulement *une dizaine ont pu être retrouvées vivantes*.

« Le village d’Asaba est coupé en deux par la rivière Kasaba, dont le débordement brutal a surpris les habitants pendant la nuit. De nombreuses familles sont aujourd’hui en deuil, et d’autres ont tout perdu, y compris leurs abris », a-t-il déclaré.

Cet acteur de la société civile a lancé un appel pressant aux autorités provinciales et nationales, ainsi qu’aux organisations humanitaires opérant dans le Sud-Kivu et à travers le pays, pour qu’elles viennent en aide urgente aux sinistrés.

« Nous sommes dans un contexte déjà marqué par les conflits armés, l’insécurité permanente causée par les groupes armés, et voilà maintenant que des catastrophes naturelles viennent aggraver une situation humanitaire déjà désastreuse. Nous appelons à la solidarité nationale et internationale pour venir au secours de ces populations meurtries », a-t-il martelé.

À l’heure actuelle, le bilan définitif de la catastrophe n’est pas encore établi. Des équipes de secours sont toujours à pied d’œuvre pour rechercher les disparus et évacuer les corps coincés sous les décombres.

Cette tragédie rappelle l’urgence de renforcer les dispositifs d’alerte et de prévention des risques climatiques, dans une région déjà fragilisée par les conflits et le manque d’infrastructures de base.

Rédaction

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