Mwenga : Détresse des déplacés et menaces sur l’éducation des enfants dans le secteur d’Itombwe sous occupation rebelle

Le secteur d’Itombwe, dans le territoire de Mwenga au Sud-Kivu, traverse une crise humanitaire et sécuritaire alarmante, marquée par l’occupation prolongée de plusieurs localités par les rebelles Ngumino-Twirwaneho affiliés au mouvement armé AFC/M23.

Depuis près de trois mois, des villages comme Mikenge, Bilalo Mbili, Ngezi et Kitasha sont sous le contrôle de ces groupes, provoquant le déplacement massif des populations vers des zones relativement sécurisées. Selon des sources locales, ces déplacés vivent dans des conditions de précarité extrême, sans accès suffisant à l’eau, à l’alimentation, aux soins médicaux et à un abri digne.

À Point Zéro, où plusieurs d’entre eux ont trouvé refuge, les témoignages font état d’un profond désarroi. « Nous avons tout perdu et vivons dans des conditions dégradantes, sans soutien suffisant. Nos enfants sont traumatisés et malnutris », déplore Wendo Mashimango, président des déplacés internes de ce site. Il lance un appel pressant aux autorités et aux organisations humanitaires pour une assistance urgente.

Cette crise a également un impact direct sur l’éducation. À l’approche de l’Examen National de Fin d’Études Primaires (ENAFEP), édition 2025, les enfants déplacés font face à un avenir incertain. Le centre d’examen prévu à Mikenge est actuellement occupé par les rebelles, compromettant la tenue des épreuves.

« La situation est critique. Nos enfants risquent de rater cette année scolaire à cause de l’insécurité. Comment peuvent-ils passer un examen dans un lieu contrôlé par des hommes armés ? », s’interroge un enseignant déplacé.

Cette réalité s’inscrit dans un contexte de tension persistante dans les hauts plateaux d’Uvira, Fizi et Mwenga, où des affrontements récurrents opposent les rebelles Ngumino-Twirwaneho soutenus par l’AFC/M23 aux forces locales Wazalendo appuyant l’armée congolaise (FARDC).

Face à cette situation, la population appelle le gouvernement à restaurer l’autorité de l’État dans cette partie du territoire national et à garantir la sécurité et le droit fondamental à l’éducation, surtout pour les enfants déjà victimes de la guerre.

Spread the love

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

×