Sud-Kivu : La Société civile de Lulenge dénonce une lettre diffamatoire anonyme et appelle à la responsabilité

Dans un communiqué conjointement signé par les leaders de la société civile de Lulenge, les acteurs communautaires dénoncent vigoureusement une lettre anonyme circulant sur les réseaux sociaux, accusant à tort plusieurs personnalités locales, dont le Vice-Gouverneur du Sud-Kivu, le Chef de secteur de Lulenge, ainsi que des figures actives des organisations citoyennes.

Les auteurs de cette lettre non datée, sans expéditeur ni destinataire clair, sont accusés d’avoir porté des allégations graves, notamment des menaces de mort visant certains acteurs de la société civile, dont Assani Mussa Picasso, coordonnateur de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC), Kimbu Ramazani Cadet, vice-président des Forces Vives, Nondo Grégoire Atokai, vice-président de la Nouvelle Dynamique de la Société Civile Congolaise, et Kabumba Lwangela Ephraïm, président de la Société civile forces vives.

Dans leur réponse, les signataires du communiqué rappellent aux auteurs anonymes les règles élémentaires de rédaction d’une correspondance officielle, notamment l’identification de l’expéditeur, la clarté de l’objet, la précision des faits et la mention d’un destinataire connu. Le document critiqué est, selon eux, dénué de toute rigueur formelle, ce qui remet en cause la crédibilité de son contenu.

Appel à la responsabilité et à la sortie de l’anonymat

Tout en regrettant ces attaques anonymes, la société civile de Lulenge invite les auteurs du document à sortir de l’ombre et à assumer leurs propos en contribuant positivement au développement du secteur. Elle les exhorte également à éviter toute manipulation de la part de ce qu’elle qualifie de « bandes immatures ».

« Vous devez éviter, monsieur, de vous trouver utilisé par une bande des immatures comme marionnette », peut-on lire dans le communiqué.

Les signataires rappellent que les imputations diffamatoires, les menaces de mort et les atteintes à l’autorité constituent des infractions pénales. Ils insistent sur la neutralité politique de la société civile, qui se veut avant tout un partenaire du pouvoir dans le strict respect de sa mission.

Mission de la société civile réaffirmée

Le communiqué réaffirme la mission fondamentale de la société civile, notamment :

La promotion d’un partenariat responsable entre les autorités et la population ;

Le dialogue permanent entre les communautés ;

La consolidation de la paix, de la sécurité et de la stabilité ;

La dénonciation des antivaleurs et des dérapages institutionnels de manière objective.

Mise en garde contre la manipulation

Enfin, la société civile de Lulenge met en garde tous ceux qui relaient ou partagent ce qu’elle qualifie de « tract de mauvaise propagande », appelant à ne pas se laisser manipuler par des individus mal intentionnés qui cherchent à nuire aux efforts des autorités administratives et de la société civile sur le terrain.

« Certaines de nos réalisations sont visibles et palpables, même en cette période de turbulences », affirment les signataires, qui invitent à la responsabilité citoyenne et à un engagement constructif.

Pour rappel, ce communiqué est signé par Assani Mussa Picasso, coordonnateur de la NSCC, et Kabumba Lwangela Ephraïm, président de la Société civile forces vives, tous deux figures de proue de la société civile dans le secteur de Lulenge.

Bahome Sadi François

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