Sud-kivu : L’administrateur du Territoire de Fizi, Samy Kalonji Badibanga, appelle la communauté humanitaire à intervenir dans sa juridiction .

C’est à l’occasion de l’atelier organisé par le service Divas en collaboration avec les partenaires humanitaires intervenant dans la protection de l’enfance à Fizi centre, ce lundi 22 décembre 2025 que l’administrateur a donné cet appel, en insistant sur la présence de la communauté humanitaire en ce moment difficile que traverse la population de sa juridiction.

Axé sur le thème « Formation sur les mécanismes de surveillance et de communication des violations graves aux enfants », Samy Kalonji a de nouveau alerté sur la situation sécuritaire et humanitaire dramatique que traversent les déplacés internes et ceux venus du Territoire voisin d’Uvira, fuyant l’avancée des rebelles du M23 et la prise de la ville d’Uvira.

« Des nombreuses familles déplacées ont trouvé refuge auprès de familles d’accueil, principalement dans les villages de Lumanya, Kasongye, Kichula, Mukera, Kananda, ceux venus de Tuwetuwe, Kwa Mulima, point zéro y sont, sur le littoral du lac Tanganyika, dans les villages Somé, Diné, Mizimu, Mwayenga, Karamba, Kazimia. Ces villages sont pleins. Un grand nombre de ces déplacés passent la nuit dans des écoles, des églises, perturbant ainsi les activités scolaires et celles ecclésiastiques, et vivent dans des conditions extrêmement précaires », a indiqué monsieur Samy, l’administrateur de territoire de Fizi.

Le même appel était aussi lancé au gouvernement national et provincial pour qu’ils apportent en urgence une assistance en vivres et non-vivres, abris et soutien psychosocial.

Aux partenaires humanitaires et de développement oeuvrant à Fizi, cet appel pressant de se mobiliser pour apporter une assistance à ces déplacés internes. Face au risque élevé d’épidémies, notamment le choléra, la rougeole, dus à l’insalubrité, au manque de toilettes et à l’accès à l’eau potable. Si rien n’est fait, une catastrophe sanitaire risque de décimer des milliers de ces déplacés. Sur le littoral du lac Tanganyika, on dénombre déjà quelques décès, victimes de l’incontournable choléra.

La rédaction

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